L'improvisation
et
la création (contemporaine) en sept jours…
par
Pascal Pistone
Inspirée de l’apprentissage du jazz et des musiques orales, la méthode présentée ici s’appuie en grande partie sur l’écoute et l’imprégnation des différents styles et langages musicaux des XXe et XXI siècles. À travers des exercices et des schémas de musiques aléatoires, l’étudiant va parcourir différentes esthétiques contemporaines et tenter de restituer certains climats propres aux grands compositeurs des 70 dernières années. Il pourra ainsi aboutir à une forme d’improvisation libre, c’est-à-dire ne répondant a priori à aucune autre exigence stylistique que celle que choisit l’improvisateur au moment où il joue, s’appropriant par là même l’ensemble des langages sonores, de la musique modale à la musique atonale, de la musique répétitive à la musique spectrale, du bruitisme au théâtre musical.
1er
jour : Postsérialisme
(recherche
du total chromatique, discontinuité rythmique)
Il est
évidemment impossible d'improviser selon la méthode sérielle, avec
séries, rétrogrades, miroirs, etc. On pourra en revanche suggérer
l'effet pointilliste de cette esthétique.
L’atonalisme
Une
première étape consiste à travailler dans le domaine de
l’atonalisme. Il s’agit d’une part de ne privilégier la
répétition d’aucune note au profit des autres, et d’autre part,
d’éviter d’abuser de certains intervalles (tels que la quarte,
la quinte, l’octave, ou des enchaînements de tierces) qui
pourraient évoquer un quelconque sentiment de tonalité.
La
discontinuité rythmique
Il est important, dans le cadre d'une
recherche de discontinuité, de rompre avec tout sentiment de
pulsation, ou de rythmes francs (c'est ainsi que Messiaen évoquait
les rythmes de valeurs ajoutées qu'il utilisait afin de les
distinguer des valeurs irrationnelles adoptées dans l'écriture
postsérielle). L'instabilité permanente du tempo, la multiplicité
des rythmes, ainsi que les ruptures permanentes, accentuent cette
sensation de discontinuité.
ÉCOUTES :
-
Pierre Boulez : Sonate
pour piano n° 2 (1947,
partiSon,
notice)
-
Pierre Boulez : Éclat
(1965, partiSon,
notice)
Postsérialisme (sérialisme intégral, série généralisée, pointillisme)
Olivier MESSIAEN (1908-1992, bio, photos : 1-2-3) : une seule partition (Mode de valeurs et d'intensités, extrait des Quatres études de rythme, 1950, site, piano, partiSon) - voir aussi le chapitre "Modalité élargie"
Milton BABBITT (1916-2011, bio)
Luciano BERIO (1925-2003, bio, photos : 1-2-3-4-5) - voir aussi les chapitres "Oeuvre ouverte en Europe" et "Théâtre musical"
Pierre BOULEZ (1925-2016, bio, photos : 1-2-3-4-5) : Notations (1945, site, piano, partiSon) - Sonate pour piano n°1 (1946, site, partiSon) - Sonate pour piano n°2 (1947, site, partiSon) - Le visage nuptial (1952, site, cantate, CD) - Le marteau san maître (1954, site, voix et ensemble, partiSon) - Pli selon pli, portrait de Mallarmé (1960, plusieurs versions jusqu'en 1990, site, cantate, CD) - Le soleil des eaux (1965, site, cantate, partiSon) - Rituel in memoriam Bruno Maderna (1975, site, orchestre, CD) - doc1, doc2, doc3, doc4, doc5, doc6, doc7, doc8, doc9, doc10, doc11, doc12 - voir aussi les chapitres "Oeuvre ouverte en Europe" et "Traitement du son en temps réel"
Jean BARRAQUÉ (1928-1973, bio) : technique des "séries proliférantes"
Karlheinz STOCKHAUSEN (1928-2007, bio, photos : 1-2-3-4-5) : Klavierstücke I à X (1952-55, site, piano, partiSon) - Gruppen (1957, site, 3 orchestres, partiSon, vidéo) - voir aussi les chapitres "Oeuvre ouverte en Europe", "Musique intuitive" et "Musique et nouvelles technologies"
Henri POUSSEUR (1929,2009, bio, photos : 1-2-3) : Prospection (3 pianos en 1/6 de ton, mp3) - voir aussi le chapitre "Oeuvre ouvert en Europe"
Cristobal HALFFTER (1930-, bio)
Luis de PABLO (1930-, bio)
Emmanuel NUNES (1941-2012, bio)
Brian FERNEYHOUGH (1943-, bio, photos : 1-2) : Missa brevis (12 voix) - Superscriptio (flûte piccolo, mp3)
2e
jour : Minimalisme
américain
(polytythmie, ostinatos, modalité)
THÉORIE :
-
Les
modes (cours)
-
Principaux enchaînements dans les modes ecclésiastiques (cours)
+
(vidéo)
-
Harmonisations modales d'un motif (cours)
+
(vidéo)
ÉCOUTES
:
- Steve Reich : Eight
lines (1979,
vidéo,
notice)
-
John Adams : Harmonielehre (1985, vidéo,
notice)
-
John Adams : Century
rolls (1997,
vidéo,
notice)
Minimalisme (musique répétitive américaine)
LA MONTE YOUNG (1935-, bio, photos : 1-2-3) : Trio for strings (1958, site) - The Well-Tuned Piano (depuis 1964, site, CD) - voir aussi le chapitre "Groupe Fluxus"
Terry RILEY (1935-, bio, photos : 1-2-3-4) : In C (1964, site, partiSon) - doc1, doc2
Steve REICH (1936-, bio, photos : 1-2-3-4-5) : It's gonna rain (1965, site, pour bande, vidéo) - Piano phase (1967, site, 2 pianos, partiSon) - Clapping music (1972, site, 2 personnes, vidéo) - Music for 18 musicians (1976, site, partiSon) - Eight lines (1983, site, octuor, partiSon) - The desert music (1983, site, choeur et orchestre, CD) - Different trains (1988, site, quatuor à cordes et bande, vidéo, doc) - The cave (1993, site, opéra multimédia, extrait) - City life (1995, site, ensemble et bande, vidéo, doc) - Three tales (2002, site, ensemble et multimédia, vidéo : 1-2-3) - Runner (2015, site, ensemble, CD, doc) - doc1 (1-2-3-4-5-6), doc2, doc3, doc4
Philip GLASS (1937-, bio, photos : 1-2-3-4) : Music in twelve parts (1974, site, voix et ensemble, CD) - Einstein on the beach (1976, site, opéra, doc, extrait) - North star (1977, site, musique de film, extrait) - Satyagraha (1979, site, opéra, extraits, vidéo) - Glassworks (1981, site, ensemble, partition début, partiSon début, CD) - Koyaanisqatsi (1982, site, musique de film, doc, vidéo : 1-2-3-4-5-6-7-8-9) - Akhnaten (1983, site, opéra, vidéo) - Concerto pour violon et orchestre (1987, site, partiSon : 1-2-3) - The canyon (1988, site, orchestre, CD) - doc1, doc2, doc3, doc4, doc5, doc6, doc7, doc8, doc9, doc10, doc11, doc12, doc13, doc14, doc15
John ADAMS (1947-, bio, photos : 1-2) : Phrygian gates (1978, site, piano, partiSon) - Shaker loops (1978, site, septuor à cordes, vidéo) - Grand pianola music (1982, site, voix et ensemble, partiSon) - Nixon en Chine (1987, site, opéra, vidéo, partiSon : 1-2-3-4) - La mort de Klinghoffer (1991, site, opéra, partiSon : 1-2-3-4-5-6-7) - El Nino (2000, site, opéra, vidéo : 1-2) - On the transmigration of souls (2002, site, choeurs et orchestre, partiSon, doc : 1-2) - doc1, doc2, doc3, doc4, doc5, doc6, doc7
EXERCICE
(partition) :
Composez
(par improvisations successives) 3 structures A, B, C, chacune de 8
temps (avec une pulsation métronomique de 90), dans un mode et un
caractère (rythme, dynamique, phrasé) différents, en superposant 4
enregistrements successifs (toujours avec un métronome dans
l'oreillette) sur votre instrument (travaillez la densité, variez
les registres). Les modes et caractères musicaux utilisés seront
les suivants :
- A : mode de RÉ dorien (note de DO majeur),
rythmique, nuance F
- B : mode de LA b lydien (notes MI b majeur),
lyrique, nuance MF
- C : mode de SI éolien (notes de RÉ majeur),
plus minimaliste, nuance MP
Ici, les 3 échelles modales utilisées
sont relativement dictinctes.
La forme générale de l'oeuvre
s'articulera ainsi (chaque structure est jouée 3 fois de suite)
:
AAA BBB AAA CCC BBB CCC AAA
Nombre de temps du morceau : 8
temps x 21 = 168 temps
La durée totale du morceau sera donc : (60
secondes /tempo métronomique) x nombre total de temps = (60/90) x
168 = 112 secondes
Ici, 2 structures à la suite n'apparaissent
qu'une seule fois (A ne s'enchaîne qu'une seule fois à B, idem pour
BA, AC, CB, BC, CA). Pour faire de même avec 4 structures A, B, C,
D, il faudrait proposer par exemple : ABACDBDCBCADA.
Pour
réaliser le montage, utilisez par exemple le logiciel Audacity :
télécharger
De
nombreux tutoriels vous permettent d'apprendre rapidement à utiliser
ce logiciel
:
https://www.youtube.com/playlist?list=PLB4060D0706BC36BD
https://www.youtube.com/watch?v=kYSLLDOMnmM
https://www.youtube.com/watch?v=b0bCYd2KOTI
https://www.youtube.com/watch?v=opE-4St0DaA
https://www.youtube.com/watch?v=6J712q0Ya7o
3e
jour : Langage d'Olivier
Messiaen
(modalité élargie, valeurs ajoutées, chants
d'oiseaux)
Messiaen
ayant été lui-même un grand maître de l'improvisation, il n'est
pas étonnant de trouver dans son langage musical de nombreux
éléments qui enrichiront considérablement la palette de jeu de
l'improvisateur.
Le
mode 2
Parmi
les modes utilisés et répertoriés par le compositeur, le mode 2
est sûrement le plus répandu : cette échelle est appelée
aussi mode ton / demi-ton (ou demi-ton / ton), ou encore gamme
diminuée (ou gamme diminuée inversée) en jazz (car elle est
souvent jouée sur l’accord de septième diminuée). Il s’agit
d’un mode à transpositions limitées : PARTITION
Les
valeurs ajoutées
Un
des principaux apports de la musique de Messiaen consiste
indiscutablement dans l'utilisation presque systématique de valeurs
ajoutées, au détriment des valeurs irrationnelles largement
développées dans la musique postsérielle par exemple.
Nous
conseillerons avant tout de partir d'une valeur rythmique qui servira
de plus petit dénominateur commun, par exemple la double croche.
Cela signifie que l'ensemble de toutes les valeurs rythmiques sera un
multiple entier de cette double croche. Il en va de même en
informatique musicale lorsque, à l'aide d'un séquenceur, on
quantize une partition.
Les chants
d'oiseaux
Les
chants d'oiseaux ont constitué pour Messiaen, dès les années 40,
une alternative à la méthode postsérielle, même si la mélodie
discontinue et les rythmes incisifs de certaines transcriptions de
chants d'oiseaux nous rappellent parfois le pointillisme typique de
cette esthétique. Dans le cadre d'une improvisation, on ne pourra
évidemment pas faire référence aux hauteurs et rythmes chantés
par tel ou tel oiseau; on ne pourra que suggérer les
caractéristiques de ce type d'intervention.
Exercices
au piano (PARTITION)
+ (VIDÉO)
ÉCOUTES :
- Olivier Messiaen : Quatuor
pour la fin des temps (1941,
partiSon,
notice)
-
Olivier Messiaen : Réveil
des oiseaux (1953,
partiSon,
notice)
-
Les chants d'oiseaux dans le Catalogue
d'oiseaux d'Olivier
Messiaen (vidéo)
Olivier
MESSIAEN (1908-1992,
bio,
photos : 1-2-3)
: 8 Préludes
pour piano (1929,
site,
partiSon)
- Quatuor pour la
fin du temps (1940,
site,
partiSon
- doc1,
doc2)
- Trois
petites liturgies de la
présence divine (1944,
site,
choeur et orchestre, partiSon)
- Vingt
regards sur l'Enfant
Jésus (1944,
site,
piano - partiSon)
- Harawi
(1945, site,
voix et piano, partiSon)
- Turangalîla-Symphonie
(1948, site,
orchestre, partiSon)
- Cinq
rechants
(1948, site,
choeur - partiSon)
- Réveil des
oiseaux (1953,
site,
piano et orchestre, partiSon)
- Oiseaux
exotiques (1956,
site,
piano et orchestre, partiSon)
- Catalogue
d'oiseaux (1958,
site,
chant
d'oiseaux, piano - partiSon : 1-2-3-4-5-6-7)
- Chronochromie
(1960, site,
orchestre, partiSon)
- Sept
Haïkaï (1962,
site,
piano et orchestre, partiSon)
- Couleurs de la
cité céleste (1963,
site,
piano et orchestre, partiSon)
- Et exspecto
resurrectionem mortuorum (1964,
site,
orchestre, partiSon,
doc)
- Des Canyons aux
étoiles... (1974,
site,
piano et orchestre, partiSon,
doc)
- Saint-François
d'Assise (1983,
site,
opéra - partiSon : 1-2-3
- extrait
vidéo - doc1,
doc2,
doc3)
- Un vitrail et
des oiseaux (1986,
site,
piano et orchestre, CD)
- Un sourire
(1989, site,
orchestre, partiSon)
- Éclairs sur
l'Au-Delà... (1991,
site,
orchestre - partiSon : 1re
moitié - CD)
- doc1,
doc2,
doc3,
doc4,
doc5,
doc6,
doc7
4e
jour : Continuum sonore et
spectralisme
(recherche de densités et de textures
sonores, micropolyphonies, temps lisse)
Continuum
sonore (oeuvres
de Scelsi et Ligeti)
Travail autour des glissandos, trilles,
trémolos, notes répétées, clusters (diatoniques / chromatiques).
Musique
spectrale
Travail
autour de la série de Fourier (PARTITION)
Hauteurs
gelées
Série
(PARTITION)
ÉCOUTES
:
- György Ligeti : Musica
ricercata (1953,
partiSon
de la pièce n° 1, notice)
-
Giacinto Scelsi : Quatre
pièces sur une seule note (1959,
partiSon,
notice)
-
György Ligeti : Atmosphères
(1961, partiSon
d'un transcription, notice)
-
György Ligeti : Lontano
(1967, CD,
notice)
-
Witold Lutoslawski : Symphonie
n°2 (1967, CD,
notice)
-
Gérard Grisey : Partiels
(1975, vidéo,
notice
1, notice
2)
- Tristan Murail : Gondwana
(1980, CD,
notice
1, notice
2)
Musique spectrale (spectralisme) : Ensemble "L'Itinéraire" (site)...
Gérard GRISEY (1946-1998, bio, photos : 1-2) : Les Espaces acoustiques : I- Prologue (1976, site, alto et résonateurs acoustiques, partiSon), II- Périodes (1974, site, septuor, partiSon), III- Partiels (1975, site1, site2, site3, 18 musiciens, partiSon), VI- Modulations (1976, site, 33 musiciens, partiSon), V- Transitoires (1982, site, orchestre, CD), VI- Épilogue (1985, site, 4 cors et orchestre, CD) - Vortex temporum (1996, site, 6 musiciens, partiSon) - Quatre chants pour franchir le seuil (1998, site, soprano et 15 musiciens, partiSon) - Talea (1986, site, quintette, partiSon) - voir aussi le chapitre "Musique mixte"
Tristan MURAIL (1947-, bio, photo) : Gondwana (1977, site, orchestre, CD) - Territoires de l'oubli (1977, site, piano, CD) - Estuaire (1977, site, piano, vidéo, doc) - Treize couleurs du soleil couchant (1978, site, quintette, partiSon) - Ethers (1978, site, flûte et ensemble, partiSon) - Les courants de l'espace (1979, site, ondes Martenot et orchestre, CD) - Time and again (1985, site, orchestre, CD) - Serendib (1992, site, ensemble, CD) - La barque mystique (1993, site, quinette "Pierrot", partiSon) - Le lac (2001, site, ensemble, CD) - Légendes urbaines (2006, site, ensemble, CD) - La chambre des cartes (2011, site, ensemble, CD) - Reflections / Reflets (2013, site, orchestre, CD, doc) - Cailloux dans l'eau (2018, site, piano, CD) - voir aussi les chapitres "Musique mixte" et "Traitement du son en temps réel"
Michaël LEVINAS (1949-, bio, photos : 1-2) : Appels (1974, site, ensemble, CD) - Froissement d'ailes (1975, site, flûte, CD) - Trois études pour piano (1992, site, vidéo) - Par-delà (1994, site, orchestre, CD) - Anaglyphe (1995, site, piano, CD) - Les Nègres (2003, site1, site2, opéra, extrait) - La Métamorphose (2011, site, opéra, vidéo, doc) - Le Petit Prince (2014, site, opéra, CD) - Euphonia 2344 (2019, site, mélodrame pour voix et orchestre, vidéo) - doc1, doc2 - voir aussi les chapitres "Musique mixte" et "Traitement du son en temps réel"
5e
jour : Postmodernisme
(tonalité,
emprunts, citations)
Improvisation
dans les styles classiques
- Bach
- Mozart : PARTITION (mineur) - schéma
10 NOCTURNES (exercices au piano) - (théorie) - 1 opus 48 (CD, partition) - 1 opus 9 (CD, partition) - KK IV n°16 (CD, partition) - 1 opus 72 (CD, partition) - 1 opus 55 (CD, partition) - 2 opus 62 (CD, partition) - 2 opus 9 (CD, partition) - 3 opus 9 (CD, partition) - 2 opus 15 (CD, partition) - 2 opus 27 (CD, partition)
8 VALSES (exercices au piano) - (théorie) : opus 18 (CD, partition) - 1 opus 34 (CD, partition) - 2 opus 34 (CD, partition) - 2 opus 64 (CD, partition) - 3 opus 64 (CD, partition) - 1 opus 69 (CD, partition) - 2 opus 69 (CD, partition) - 2 opus 70 (CD, partition)
IMPROVISATION (en mode majeur) (grilles)
- Debussy : au piano - autres instruments
- Prokofiev : exercices au piano (vidéo)
Initiation
à l'improvisation jazz
Chiffrage des accords (cours)
Les accords au piano (cours)
Les modes (cours)
Ragtime : exercices au piano
Twisted : PARTITION
Jazz contemporain (sur la gamme diminuée = mode 2 de Messaien) : PARTITION
Hommage, collage, profonation (autour de grands thèmes classiques)
Sur des rythmes de danse
Boléro : exercices au piano
Habanera : exercices au piano
Mazurka : exercices au piano
Valse : exercices au piano
Bossa : exercices au piano
Tango : exercices au piano
ÉCOUTES
:
- Twisted
(1952, CD,
notice)
-
Arvo Pärt : Cantus
in memoriam Benjamin Britten (1977,
partiSon,
notice)
-
Anthony Girard : Le
cercle de la vie (2007,
extraits)
-
Arvo Pärt : Collage
sur Bach (1964,
partiSon,
notice)
-
Luciano Berio : Sinfonia
(1969, partiSon,
notice)
- début du 3e mouvement à 11'38
- Mauricio Kagel :
Ludvig van
(extrait)
(1970, vidéo,
notice)
-
Alfred Schnittke : Stille
Nacht (1978,
partiSon,
notice)
-
Pierre Henry : Remix
de la Dizième Symphonie (1998,
extrait
1, extrait
2)
Postmodernisme (nouvelle simplicité, néo-romantisme, réinterprétation et utilisation nouvelle des modes)
György LIGETI (1923-2006, bio, photos : 1-2-3-4-5) : Concerto pour piano (1988, site, partiSon) - Concerto pour violon (1993, site, partiSon) - Etudes pour piano (1985-2001, site, partiSon, doc) - voir aussi les chapitres "Continuum sonore" et "Musique électroacoustique" - doc
Henryk GORECKI (1933-2010, bio, photos : 1-2) : Symphonie n°3 (1976, site, partiSon : 1-2-3) - doc1, doc2
Krysztof PENDERECKI (1933-2020, bio, photos : 1-2-3) : Te Deum (1980, site, voix et orchestre, partiSon) - Symphonie n°2 "Christmas" (1980, site, CD) - Requiem polonais (1984, site, voix et orchestre, partiSon) - Symphonie n°3 (1995, site, CD) - Symphonie n°4 "Adagio" (1989, site, CD) - Symphonie n°5 "Coréenne" (1992, site, CD) - Symphonie n°6 "Mélodies chinoises" (2017, site, CD) - Symphonie n°7 "Les Sept Portes de Jérusalem" (1996, site, voix et orchestre, CD) - Symphonie n°8 "Chants de l'éphémère" (2005, site, voix et orchestre - CD : 1, 2) - doc1, doc2 - voir aussi le chapitre "Continuum sonore"
Arvo PÄRT (1935-, bio, photos : 1-2-3-4) : Collage sur B-A-C-H (1964, site, orchestre à cordes, partiSon) - Für Alina (1976, site, piano, partiSon) - Cantus in memoriam Benjamin Britten (1977, site, orchestre à cordes, partiSon) - Fratres (1977, site, différents effectifs, partiSon, analyse) - Miserere (1989, site, voix et ensemble, CD) - Litany (1994, site, choeur et orchestre, CD) - Lamentate (2002, site, choeur et orchestre, CD (10 mouvements) - doc1, doc2, doc3
Philippe BOESMANS (1936-, bio)
Costin MIEREANU (1937-, bio)
Jean-Louis FLORENTZ (1947-2004, bio)
François NICOLAS (1947-, bio)
Philippe HERSANT (1948-, bio)
Olivier GREIF (1950-2000, bio)
Laurent PETITGIRARD (1950-, bio, photos : 1-2-3) : Joseph Merrick dit Elephant Man (opéra, début) - musiques de film
Wolfgang RIHM (1952-, bio)
Pascal DUSAPIN (1955-, bio, photos : 1-2) : Roméo et Juliette (opéra d'après Olivier Cadiot, extrait) - Etudes pour piano (n°6)
Magnus LINDBERG (1958-, bio, photo) : Shadow of the Future (2019, orchestre, site, CD)
Anthony GIRARD (1959-, bio, photo) : Le cercle de la vie (2007, piano, extraits vidéo : 2-5-8-12-13-18-22) - Derrière l'ombre des douleurs (2009, piano et orchestre, CD 1er mouv.) - Présences invisibles (2010, piano, partiSon) - L'oiseau d'éternité (2011, piano, partiSon) - Symphonie "La nuit, la neige, le silcence" (2014, partiSon)
Nicolas BACRI (1961-, bio, photo) : quatuors à cordes - Concerto pour violon - Sinfonia da Requiem - Concerto da camera (extrait)
Éric TANGUY (1968-, bio)
Guillaume CONNESSON (1970-, bio)
Karol BEFFA (1973-, bio)
6e
jour : Transformations
électroniques
(programmation et transformation du son
en temps réel)
Utilisation
d'un processeur multi-effets
Pour une bonne captation de
l'instrument, il est possible d'utiliser un micro statique cardoïde
(par exemple le Rode NT5).
FILTRES
-
passe-haut (atténue les graves)
- passe-bas (atténue les
aigus)
- passe-bande (renforce une région du spectre)
-
coupe-bande (atténue une région du spectre)
DISTORSION :
utilisé généralement sur des guitares électriques, crée une
saturation du son se rapprochant ainsi d’un signal carré
DELAY
-
écho
- écho ping-pong (multi-delay : échos multiples)
-
canon
RÉVERBÉRATION - 2 paramètres à prendre en
considération :
- le temps de réverbération (TR, intervalle de
temps nécessaire à l’ensemble des réflexions du son pour
s’atténuer, lié au type de matériaux présents sur les murs.)
-
le delay de 1ère réflexion (temps mis par le son pour être
réfléchi la toute première fois, lié au volume de la
salle)
PHASER et FLANGER : balayage successif des différents
harmoniques contenus dans le signal
(modulation en
écho)
HARMONISEUR (conserver ou non le son direct)
- avec
une note transposée (plus grave ou plus aiguë)
- avec plusieurs
notes transposées
On peut évidemment coupler l’harmoniseur et
le delay
VOCODEUR : synthèse croisée entre le spectre
(hauteur et timbre) joué par un synthétiseur, et l’enveloppe
(attaque, tenue et extinction) du son émis (par exemple, faire
parler une trompette)
LOOP : boucle jouée en ostinato (au
tempo, accélérée ou ralentie)
Utilisation
d'un logiciel de traitement du son en temps réel
-
Max/MSP (sur Mac, développé par l’IRCAM)
- jMax (logicile
libre, sur Mac, développé par l’IRCAM)
- Pure Data (logiciel
libre, sur PC)
- Bidule (sur Mac et PC)
Logiciels proposés par
l'IRCAM (dont certains sont gratuits) : cliquer
ici
Musique
mixte
Improvisation
à partir d'un support électroacoustique.
ÉCOUTES :
-
Frédéric Durieux : Devenir
(1993, notice)
-
Pierre Boulez : Dialogue
de l'ombre double (1985,
vidéo,
notice)
-
Costin Miereanu : Do-mi-si-la-do-ré
(1981, vidéo)
-
Jacob Ter Veldhuis : Grab
it ! (1999,
extrait,
notice)
Traitement du son en temps réel : IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique Musique)...
Pierre BOULEZ (1925-2016, bio, photos : 1-2-3-4-5) : Répons (3 versions, 1981-84, site, ensemble et dispositif électroacoustique, vidéo, partiSon, doc) - Dialogue de l'ombre double (1985, site, clarinette et dispositif électroacoustique, vidéo, doc) - voir aussi les chapitres "Postsérialisme" et "Oeuvre ouverte en Europe"
Karlheinz STOCKHAUSEN (1928-2007, bio, photos : 1-2-3-4-5) : Mikrophonie 1 (1964, site, vidéo) - Mantra (1970, site, 2 pianos, partiSon, doc) - voir aussi les chapitres "Postsérialisme", "Oeuvre ouverte en Europe" et "Musique intuitive"
Marc BATTIER (1947-, bio)
Tristan MURAIL (1947-, bio, photo) : Winter fragments (2000, site, quinette "Pierrot" et dispositif, CD) - voir aussi les chapitres "Musique spectrale" et "Musique mixte"
Michaël LEVINAS (1949-, bio, photos : 1-2) : Étude sur un piano espace (1977, site, piano et dispositif, CD) - Concerto pour un piano espace n°2 (1980, site - piano, quinette et dispositif - vidéo, CD) - voir aussi les chapitres "Musique spectrale"et "Musique mixte"
Denis COHEN (1952-, bio - photo) : Jeux (pour piano et dispositif)
Philippe MANOURY (1952-, bio, photos : 1-2) : Jupiter (pour flûte et dispositif) - Pluton (pour piano et dispositif) - La Partition du ciel et de l'enfer - Neptune (pour percussions et dispositif) - 60e parallèle (opéra, extraits : 1-2-3)
Frédéric DURIEUX (1959-, bio - photo) : Devenir (pour clarinette et dispositif, mp3)
Marco STROPPA (1959-, bio)
Laurent CUNIOT (1957-, bio)
7e
jour : Théâtre musical
(pratique
théâtrale)
Dans le
domaine du théâtre musical, l'improvisation représente la plupart
du temps une méthode même de composition, en ce sens que c'est bien
souvent à partir d'improvisations spontanées des interprètes que
les spectacles prennent forme et s'écrivent peu à peu. Bien
entendu, il ne s'agira pas généralement d'improvisations ex
nihilo, puisqu'une thématique, une idée de départ, un concept
préexistent en principe à l'élaboration du spectacle, où
s’imposent des notions telles que “ la confrontation ”,
“ le dialogue ”, “ l'isolement ”, “ la
fusion ”…
N'oublions pas que le théâtre musical réside
souvent dans la mise en scène du geste musical, du geste de
l'interprète. Ce qui n'apparaissait que comme accessoire lors de
l'exécution d'une œuvre classique (gestes des bras, expressions du
visage, mouvements de la tête, entrée et sortie de l'interprète...)
devient désormais un des éléments constitutifs de l'œuvre. De
même, le langage articulé pourra être utilisé, sous forme de
phrases, de mots, mais également d'onomatopées. La recherche
d'intonation – du chuchotement au cri, du parlé au chanté –
enrichira également cette exploration du jeu sous toutes ses formes.
On pensera enfin à l'utilisation de l'instrument, en tant qu'objet
sonore aux multiples possibilités.
Cette étape de notre méthode
constitue sûrement un véritable obstacle pour certains étudiants
n'ayant aucune pratique théâtrale. Nous les rassurons en évoquant
le cas de nombreux instrumentistes ayant découvert le théâtre et
la scène par l'intermédiaire justement du théâtre musical.
Peut-être est-il plus facile pour certains musiciens d'accéder à
la pratique théâtrale avec l'aide de leur instrument sur scène.
Toujours est-il qu'il faut, pour cette nouvelle étape, faire preuve
de désinhibition et oser s'affirmer à la fois comme instrumentiste,
comédien, chanteur ou encore mime.
Cette série d'exercices
pourra peut-être y contribuer.
Exercice n° 1 - Crier un
adjectif (tel que “ amusant ”, “ tragique ”,
“ espiègle ”, “ sérieux ”,
“ inquiétant ”…) et improviser sur l'instrument une
petite pièce d'une quinzaine de secondes s'inspirant du mot choisi.
Renouveler l'exercice une dizaine de fois. On prendra soin, tant qu'à
faire, d'adopter une musique en rapport avec le terme évoqué. Il
est indispensable de crier dans un premier temps afin de s'affirmer
scéniquement. Petit à petit, on projettera la voix, comme au
théâtre. En tout cas, il est capital d'éviter à tout prix
d'émettre vocalement le moindre son qui ne pourrait être perçu par
le public ou qui conférerait à l'exécution un caractère amateur
(d'où l'importance du sentiment constant de projeter chaque son issu
de la bouche au dernier rang du public).
Exercice n° 2 -
Réciter à haute et intelligible voix un conte ou une histoire de
3 minutes environ, en ponctuant le discours par de brèves
interventions instrumentales.
Exercice n° 3 - Enchaîner
une quinzaine de cris différents, interjections, ou exclamations
très courtes, chacun d'eux suivis d'une improvisation instrumentale
(en variant les modes de jeu) l'imitant autant que
possible.
Exercice n° 4 - Improviser une pièce de 2 à
3 minutes, dans laquelle seront placés toutes sortes de gestes et
mimiques propres à l'instrumentiste : la musique tentera autant que
possible de correspondre à ces gestes successifs.
Exercice n°
5 - Raconter mentalement l'histoire évoquée dans l'exercice n°
2, intégralement, phrase par phrase, et superposer une improvisation
instrumentale semblant traduire musicalement chaque phrase pensée.
Un auditeur ayant écouté le conte précédemment doit pouvoir en
reconnaître le déroulement.
Exercice n° 6 - Choisir un
adjectif (comme dans l'exercice n° 1) qui déterminera l’attitude
à adopter dans les déplacements, actions et gestes suivants :
entrer dans la salle, monter sur scène, s’installer avec
l'instrument, se préparer à jouer, respirer, rester figer 3
secondes, puis se lever, saluer le public et sortir de scène.
Renouveler l’exercice avec 5 ou 6 adjectifs différents.
Exercice
n° 7 - Enchaîner une quinzaine de motifs instrumentaux de 2 à
4 secondes, chacun d’eux suivis de leur imitation aussi fidèle
que possible à la voix chantée. Ensuite, faire l’exercice
inverse : commencer par la voix chantée, suivie par l’imitation
sur l'instrument (ce qui constitue également un excellent
entraînement à la dictée).
Exercice n° 8 - Choisir un
poème relativement court (une dizaine de lignes). Déterminer une
orientation personnelle dans son interprétation, amenant l'exécution
d’une pièce pouvant utiliser l'instrument, la voix parlée, la
voix chantée : bref, tous les sons susceptibles d’être
produits de quelque manière que ce soit, ainsi que des gestes et
déplacements de toutes sortes. L’interprétation personnelle
originale d’un texte repose bien souvent sur l’extrapolation
d’une idée contenue dans celui-ci, idée qui prend alors une
nouvelle dimension, un sens différent. L’adaptation au théâtre
musical permet alors d’entrevoir une vision presque insoupçonnée
de l’écrit, mais qui ne constitue pas cependant un non-sens ou une
contradiction profonde avec la pensée de l’auteur.
En guise
d’exemple, j’évoquerai le cas du poète américain William
Meredith dont j’ai dû, dans les années 1990, adapter un poème.
Le texte, abscons et ambigu (c’est justement tout l’intérêt de
cette poésie), évoquait l’âme de l’auteur enfermée dans un
corps humain d’adulte déjà âgé, dans l’obscurité, curieux
des sons extérieurs environnants. Ma transcription scénographique
utilisait un haut-parleur caché sous le siège d’une femme
enceinte, assise au milieu de la scène. Du haut-parleur sortait la
voix d’un petit enfant interprétant une partie du poème. Les
méditations de l’auteur paraissaient alors s’être transformées
en exclamations du fœtus prisonnier dans le corps de sa mère. Cette
interprétation semblait osée, d’autant plus que Meredith avait
bien souvent revendiqué son homosexualité dans sa poésie.
Pourtant, la réaction de ce poète fut très positive :
l’adaptation ne contenait peut-être pas de réelle contradiction
avec l’esprit du texte, ou alors le poète était suffisamment
ouvert pour entrevoir d'autres interprétations.
Ne brossons pas
pour autant un tableau idyllique de la réception des adaptations
d’œuvres littéraires par leur auteur : des Maeterlinck ou
des Mallarmé n’ont jamais été très élogieux à l’égard d’un
Debussy ou d’un Ravel par exemple.
Dans le cas de l’utilisation
de cette méthode par plusieurs instrumentistes, il serait
intéressant de comparer différentes propositions de transcriptions
d’un même texte pour le théâtre musical. Une fois cet exercice
accompli, il faudra le renouveler avec 5 ou 6 autres poèmes.
A
ce stade de leur apprentissage, certains musiciens voudront peut-être
se lancer dans des projets d’adaptation de longs textes, voire
d’écriture de spectacles de théâtre musical. Il n’est pas
inutile de préciser que ce type d’approche souvent
pluridisciplinaire (théâtre, musique, danse, vidéo…) naît du
travail collégial au sein des membres d’une troupe réunie pour
l’occasion (par exemple en résidence) et cherchant, improvisant,
proposant collectivement toutes sortes d’idées retenues par un
compositeur-metteur en scène (ayant pour fonction d’organiser et
de synthétiser l’ensemble des suggestions). L’improvisation est
donc généralement le point de départ de ce genre de réalisation
aboutissant bien souvent à une œuvre de type work in progress
(œuvre en devenir), dans laquelle l’interprète conserve, y
compris le jour de la représentation, une certaine liberté de
création. On comprend alors pourquoi cette initiation à
l’improvisation contemporaine est une étape indispensable aux
futurs interprètes de théâtre musical.
ÉCOUTES :
-
Luciano Berio : Laborintus
II (1965,
vidéo,
notice
1)
- Luciano Berio : Sequenza
III (1966,
partiSon,
notice)
-
Georges Aperghis : Les
guetteurs de son (1981,
extrait,
notice)
- Georges Aperghis : Le
petit chaperon rouge (2001,
extraits,
notice)
- György Kurtag : Jatekok
(1973-2017, extrait,
notice)
- Jacques Rebotier : 12
essais d'insolitude (2001,
vidéo)
-
Jacques Rebotier : J'aime
le vent (vidéo)
-
Le Quatuor : La
boîte à musique (vidéo,
notice)
-
Le Quatuor : PaGaGnini
(vidéo)
Théâtre instrumental et théâtre musical
Luciano BERIO (1925-2003, bio, photos : 1-2-3-4-5) : Laborintus II (vidéo) - Circles - 14 Sequenzas (Sequenza III pour voix - Sequenza X pour trompette) - voir aussi les chapitres "Postsérialisme" et "Oeuvre ouverte en Europe"
György KURTAG (1926-, bio, autre bio, photos : 1-2) : Jatekok (extrait vidéo)
Dieter SCHNEBEL (1930-2018, bio)
Mauricio KAGEL (1931-2008, bio, photos : 1-2-3) : Match (1964, site, trio, vidéo) - Pas de cinq (1965, site, scène à déambuler, vidéo, doc) - Unter Strom (1969, site, extrait) - Ludwig van (1970, site, film, extrait) - Zwei-Mann-Orchester (1973, site, sculpture sonore cinétique, vidéo) - M.M.51 (1976, site, piano, vidéo) - Le tribun (1979, site1, site2, monologue, extrait) - Aus Deutschland (1981, site, opéra, vidéo) - Rrrrrrr... (1982, site - extraits : 1, 2) - Szenario (1982, site, orchestre à cordes et bande, CD) - Sankt-Bach-Passion (1985, site, voix et orchestre, CD) - Ein Brief (1986, site, voix et orchestre, vidéo) - Les Idées fixes (1989, site, orchestre, CD) - Episoden, Figuren (1993, site, accordéon, partiSon) - Duodramen (1998, site, voix et orchestre, CD) - doc
Sylvano BUSSOTTI (1931-, bio, photos : 1-2) : il catalogo, e questo (2e pièce "Raragramma" : son + partition)
Vinko GLOBOKAR (1934-, bio, photo) : Rêve énigmatique n° 135 (vidéo : 1-2) - interview
Georges APERGHIS (1945-, bio, photos : 1-2) : Kryptogramma (1970, site, 6 percussionnistes, CD) - Simata (1971, site, piano préparé, partiSon) - Récitations (1978, site, voix seule - par Martine Viard : CD - autres interprétations : 9-9-9-11-11-13) - Sept crimes de l'Amour (1979, site, spectacle, vidéo) - 280 mesures pour clarinette (1979, site, CD) - Le corps à corps (1979, site, zarb, vidéo, vidéo, vidéo) - Graffitis (1980, site, 1 percussionniste, vidéo) - Les guetteurs de sons (1981, site, 3 percussionnistes, vidéo) - Conversations (1985, site, spectacle, extrait, doc) - À bout de bras (1989, site, hautbois et saxophone, vidéo) - Tingel Tangel (1990, site, trio, CD) - Ruinen (1994, site, trombone, vidéo) - Faux mouvement (1995, site, trio à cordes, vidéo) - Trio pour clarinette, violoncelle et piano (1996, site, vidéo) - A tombeau ouvert (1997, site, piano, CD) - Crosswind (1997, site, quintette, vidéo) - Pubs-Reklamen (2000, site, voix seule - extraits : vidéo, partiSon) - Machinations (2000, site, spectacle, vidéo) - La nuit en tête (2000, site, voix et ensemble, CD, vidéo) - Petrrohl (2001, site, 6 voix, CD) - Le petit chaperon rouge (2001, site1, site2, spectacle - extraits : 1-2) - Heysel (2002, site, musique de film, vidéo) - Pièce pour jeunes pianistes (2004, piano, vidéo) - Alter-face (2004, site, 2 pianos, vidéo) - Avis de tempête (2004, site, opéra, CD) - Happy end (2007, site, ensemble, vidéo) - Les Boulingrin (2010, site, opéra-bouffe, CD) - Luna Park (2011, site, spectacle, vidéo, doc) - Retrouvailles (2013, site, 2 percussionnistes-comédiens, vidéo1, vidéo2) - Intermezzi (2016, site, ensemble, CD) - doc1, doc2, doc3, doc4, doc5
Jacques REBOTIER (1947-, bio, photo) : 12 essais d'insolitude (vidéo) - De l'omme (extrait vidéo)
CONCLUSION
Bilan
et perspectives (de la télévision au concert)
Est-il
besoin de rappeler que la musique occidentale, avant d’être le
modèle de précision d’écriture qu’elle est devenue depuis la
fin du XIXe siècle, s’est nourrie pendant des siècles d’une
tradition de l’improvisation : des accompagnements de basse
continue aux cadences improvisées de concertos, les interprètes
faisaient preuve d’un réel métier dans ce domaine ; mais ces
traditions ne demeurent plus aujourd’hui que chez un certain nombre
d’organistes. En effet, même si le Conservatoire National
Supérieur de Musique de Paris a ouvert au début des années 1990
une classe expérimentale d’improvisation générative (classe
confiée à l'époque à Rainer Boesch et Alain Savouret), cette
pratique ne constitue plus de nos jours un parcours obligé dans la
formation des musiciens, au même titre que le solfège ou le
déchiffrage.
Pourtant, il est possible d’entrevoir dans
l’improvisation un des principaux fondements de la culture de notre
époque. En effet, l’esthétique télévisuelle par exemple – à
travers ses nombreux reality shows, ses documentaires filmant la
réalité du quotidien mise à nu, ses talk shows en direct où tout
peut arriver – installe dans l’esprit du téléspectateur le
concept d’imprévu, de création instantanée comme un gage de
qualité. Même si – on le sait bien – la plupart de ces
programmes sont bien organisés à l’avance (faux direct…),
préparés et mis en scène souvent de manière très
grossière, il est intéressant de constater que la notion même
d’improvisation y possède désormais une connotation très
positive. Cette glorification de la spontanéité se retrouve du
reste à tous les niveaux : sur internet (où des sites
encouragent les vacanciers à organiser leur séjour au dernier
moment), ou encore dans le langage populaire où « faire une
impro » signifiait il y a encore quelques années « passer une
bonne soirée sans l’avoir préparée ».
La question
que l’on est désormais en droit de se poser est de savoir si cette
spontanéité se veut, d’un point de vue artistique, une simple
garantie d’authenticité, ou au contraire un facteur éventuel de
création pure. En somme, l’improvisation constitue-t-elle plutôt
une confession intime ou au contraire un processus possible
d’innovation et de créativité ?
Certaines pratiques
théâtrales, proches des méthodes de l’Actor Studio se servent
justement de l’improvisation pour pousser le comédien à se
dévoiler, à se confier, à faire ressortir sa véritable
personnalité. Il est amusant de faire remarquer, par exemple, que
les producteurs d’un feuilleton russe s’enorgueillissaient de
faire jouer tous les rôles de gangsters par d’anciens délinquants.
D’ailleurs on ne peut que constater à quel point les scénarios de
feuilletons d’aujourd’hui (en France particulièrement) sont
davantage des reflets de la réalité que des fictions improbables :
les histoires de famille du Français moyen ont désormais remplacé
les péripéties fantasques des héros d’autrefois. Ce n’est pas
non plus un hasard si l’on compte davantage de best-sellers parmi
les autobiographies (y compris parfois celles de parfaits anonymes)
que parmi les ouvrages de fiction. Peut-être, pourrions-nous aller
jusqu’à imaginer que les comédiens et acteurs de demain
n’interpréteront plus de rôles de composition, mais seront
choisis uniquement pour incarner leur personnalité, leur caractère
propre : nous sommes ici à l’opposé du fameux paradoxe du
comédien de Diderot.
Certaines pièces de théâtre musical
ne sont d’ailleurs pas très loin de ce principe d’authenticité.
Je suis en effet toujours très surpris de constater à quel point
les spectacles conçus par mes étudiants dans des ateliers de
création pluridisciplinaire – spectacles justement élaborés
collectivement le plus souvent à partir d’improvisations –
reflètent étrangement le caractère, les angoisses, les
interrogations et les aspirations des participants, comme si en
réalité chaque interprète ne pouvait en fait se départir de son
propre rôle. Cet aspect cathartique est bien connu.
Plus
répandu que le happening, le théâtre musical sera peut-être le
grand genre populaire de demain car, plus encore que l’opéra, il
se situe à l’exacte croisée des chemins entre les revendications
sociales, les fantasmes psychologiques, les angoisses des temps
modernes et le désir, aujourd’hui incessant, de construire l’œuvre
en temps réel, tel un happening. C’est à travers un théâtre
musical populaire – autrement plus positif et constructif que les
jeux du cirque d’autrefois – que l’individu de demain calmera
ses appréhensions, libérera toute son énergie créative, situant
ainsi le théâtre musical au niveau d’un genre artistique
thérapeutique.
(extrait
du Manifeste
pour un Art libre de
Pretor Part, inédit, coll. particulière)
Dès lors, la
notion de “création improvisée” n’apparaît-elle pas comme un
oxymore, voire une contradiction, dans la mesure où l’improvisation
ne servirait que ce que l’on a déjà acquis, ce que l’on a en
soi, ce que l’on connaît déjà ? Une impression de déjà vu
semble se substituer alors à ce que nous espérions être un acte
rare – l’improvisation, non pas en tant que création, mais en
tant que transformation d’informations et d’acquis — non pas
comme geste créateur, mais plutôt comme acte révélateur de ce que
l’on est, de ce que l’on ressent à un moment donné, symptôme
d’une émotion contenue en nous et qui jaillit chaque fois
différente selon l’instant. En un mot, il serait parfois plus
judicieux de comparer l’improvisation à une forme d’artisanat –
plutôt que de création – en ce sens qu’elle repose davantage
sur le perfectionnement d’une technique que sur la recherche
d’innovation.
On pourrait être sceptique quant à
l'existence d'un public pour l'improvisation. Pourtant, trente ans de
cette pratique en concert me permettent d'attester du fait qu'il n'y
a certes pas de public spécifique, mais que celui-ci recouvre
pratiquement l'ensemble du public potentiel. En effet, il m'est
souvent arrivé de prendre "en otage" l'ensemble des
spectateurs d'un concert d’œuvres classiques, ou d'une tout autre
orientation esthétique, en leur imposant l'écoute de pièces
improvisées et bien présentées comme telles. Force est de
constater que le public est généralement assez curieux face à
cette pratique musicale qui repose sur une création spontanée, donc
risquée, périlleuse (tel un tour d'acrobatie sans filet) et surtout
qui prend vie et forme devant ses yeux : le public devient ainsi une
partie intégrante de ce moment, sa seule présence lors de cet acte
unique lui conférant un rôle participatif comme au sein d'une
performance.
Les
blocages
Il
est toujours curieux de voir des étudiants ayant un bagage musical
relativement mince avoir davantage de facilité à aborder
l’improvisation contemporaine que certains élèves titualire d'un
prix de conservatoire. En effet, ces derniers se heurtent bien
souvent à certains blocages face à l’improvisation, en raison de
la relation presque exclusive qu’ils ont nouée pendant plus de dix
ans entre le jeu instrumental et l’écriture musicale. Jouer ex
nihilo devient
alors un exercice psychologiquement perturbant, associé à un
violent sentiment de perte soudaine de repères; la majorité des
pianistes que j’ai vus troublés, voire affectés par leur première
approche de l’improvisation (au point de se mettre à pleurer, ou
de s’arrêter avec rage, ou encore de vouloir quitter la salle)
concernait justement des élèves de conservatoire d'un niveau très
avancé. Précisons que les jazzmen, en dépit de leur grande
pratique de l’improvisation, ont également parfois du mal à
aborder certains styles contemporains, étrangers à tout sentiment
de pulsation, ou à l’opposé de toute consonance modale : il
n’est pas évident de se défaire de certains codes
particulièrement bien intégrés par l’individu. Bien sûr, loin
de nous l’idée de déconseiller l’étude du piano classique ou
du jazz pour progresser dans le domaine de l’improvisation libre.
Nous nous contenterons simplement de rappeler que l’apprentissage
de toute pratique extrêmement codifiée place forcément l’individu
dans un cadre parfois rigide dont il a souvent du mal à se
libérer.
C’est ainsi que des générations de compositeurs
ont considéré leurs études néanmoins nécessaires dans le domaine
de l’harmonie et du contrepoint. Je citerai simplement à ce sujet
le titre révélateur d’une œuvre musiciale écrite par l’un des
mes anciens professeurs d’écriture, Dia Succari : Oublie
ce que tu as appris.
Évidemment, l’oubli des règles d’écriture par le compositeur
n’est que relatif, tout comme celui des acquis du pianiste
classique par l’improvisateur ; il s’agit plutôt de se
servir de l’ensemble de ces apprentissages, mais sans se laisser
conditionner et diriger par leurs règles et procédés. Ainsi
n’est-il peut-être pas indiqué pour autant d’être ignorant
pour inventer une idée nouvelle, même si l’histoire de la musique
abonde en grands novateurs qui n’étaient justement pas les plus
érudits, dans leur prime jeunesse, en matière d’écriture et de
technique musicale : citons par exemple Berlioz, Wagner, Satie,
Cage, Schaeffer, Xenakis… De même, la musique d’un compositeur
autodidacte tel que Charles Ives (agent d’assurance de son métier)
n’est-elle pas plus novatrice pour son époque que celle d’un
Leonard Bernstein, issu de la prestigieuse Julliard School ? Ces
quelques exemples ne prouvent évidemment rien, mais ils pourront
peut-être encourager tous ceux qui voudraient étudier sérieusement
l’improvisation ou la composition, et qui n’auraient pas eu
l’opportunité de faire dix ans de conservatoire au
préalable.
J’ai volontairement employé plus haut
l’expression de création ex
nihilo (à
partir de rien), conscient de sa connotation religieuse. En effet,
pour un croyant, seul Dieu a pu créer le monde ex
nihilo, et la
volonté pour l’être humain de créer ou d’improviser peut
parfois se comparer à l’audace de l’homme qui se prendrait pour
Dieu. C’est ce que ressentent inconsciemment certains débutants de
l’improvisation lorsqu’ils manifestent leur incompréhension de
cette pratique. On entend alors des déclarations du type : « on
ne peut pas inventer quelque chose de bien comme ça », ou bien
« une idée, ça ne vient pas sur le champ », ou encore
« il faut du temps pour trouver quelque chose de bien ».
C’est le bien-fondé même de l’improvisation qui est remis en
cause ici.
Il appartient alors au pédagogue de contrer
rapidement ce genre de réaction. Il faut impérativement évacuer,
chez l’étudiant, l’idée selon laquelle son improvisation ne
peut pas être intéressante et ne sera jamais digne d’être
écoutée en concert. Ce type de réaction négative est généralement
liée à un manque de culture musicale. L’étudaint, ne connaissant
que peu de styles musicaux, compare instinctivement ce qu’il
improvise aux quelques esthétiques qu’il connaît, révélant
ainsi des différences spectaculaires entre les deux manières.
Pourtant les courants de la musique du XXe siècle, y compris
ceux de la musique ethnique, sont si nombreux et variés, qu’il est
toujours possible de rapprocher la moindre esquisse improvisée d’une
esthétique particulière, ce qui devient alors très valorisant pour
l’étudiant. On ne pourra que conseiller à l’enseignant de
brosser un rapide tableau récapitulatif de l’ensemble des grandes
tendances de la musique du XXe siècle, ce qui permettra de créer
des liens entre les différentes propositions de l’étudiant et les
partitions des grands compositeurs. L’angoisse deviendra alors
différente ; elle sera transposée ; l’étudiant ne se
dira plus : « comment jouer quelque chose
d’acceptable ? », mais « comment jouer quelque
chose de personnel et d’un peu nouveau ? »
À
cette question de la nouveauté, en ce début du XXIe siècle, on ne
peut que s’interroger avec humilité, tant sur l’avenir de
l’improvisation que sur celui de la création musicale. La musique
de notre siècle évoluera certes, mais dans des directions qui,
semble-t-il, nous échappent encore. Toutefois, ne pas être nouveau
n’empêche en rien d’être personnel, et c’est justement ce que
la pratique de l’improvisation dans les grands styles de la musique
du XXe siècle devrait révéler à l’étudiant.
Après ces
quelques réflexions théoriques vient le jour de la première leçon
d’improvisation, où il faudra que l’étudiant se lance enfin et
joue. Il faudra donc évacuer tout sentiment d’inhibition, afin
qu'il puisse créer en temps réel. La méthode que nous proposons
ici consiste en la réalisation d’exercices inspirés de différents
styles musicaux, qui introduisent dans l’esprit du musicien
imperceptiblement le sentiment justifié d’improviser
véritablement. Il devient alors inutile de faire boire l’étudiant
dans l’espoir de le désinhiber (cela s’est déjà vu !) ;
au contraire, c’est le désir de sortir progressivement du cadre
rigide des exercices imposés qui conduira l’étudiant vers les
joies de l’improvisation libre.
L’improvisation
en groupe
La
pratique de l’improvisation collective englobe à la fois toutes
les difficultés propres au jeu individuel et celles du travail de
groupe. Le meilleur des conseils consiste évidemment à jouer le
plus possible ensemble, afin d’apprendre à se connaître et afin
de développer des affinités et un esprit de concertation propre au
dialogue improvisé : l’écoute permanente des autres et
l’attention extrême créeront des affinités et des repères entre
les musiciens.
Néanmoins, si les improvisateurs de jazz
peuvent se permettre de “ taper un bœuf ” avec un
musicien qu’ils rencontrent pour la première fois, sans aucune
préparation, c’est parce que leur art repose sur une culture
commune, un répertoire (les standards), un ensemble de codes
(rythmes, modes), de coutumes, de repères : bref, tout un
langage qui structure l’improvisation et guide l’acte de création
collective. C’est pourquoi, il est souvent utile de pouvoir
partager avec les autres exécutants, dans le cadre d’une
improvisation libre, une culture commune, multiforme : sous
forme de citations musicales ou des références les plus
diverses.
Le moment le plus difficile dans l’improvisation
collective, réside indiscutablement dans la fin du morceau. Combien
d’œuvres aléatoires s’éternisent inexorablement en concert,
faute de concertation et de métier de la part des différents
interprètes ? Pour s’arrêter sans concertation préalable,
nous conseillerons deux manières :
- l’arrêt progressif
(decresc., ral., orchestration de plus en plus réduite)
- l’arrêt
brusque (plus difficile à obtenir) : l'un des musiciens ne doit
pas hésiter à s’imposer (par un signe musical ou un signe visuel,
un cresc. ou un accel.)
Quelques conseils d'achat de matériel d'enregitrement
- Un bon
casque audio (évitez absolument d'utiliser des oreillettes, très
nocives pour l’oreille), par exemple le AKG 240 studio
:
https://www.thomann.de/fr/akg_k_240_studio_kopfhoerer.htm
-
Un bon micro statique cardoïde (avec un pied de micro), par exemple
le Rode NT5 (2 micros si vous souhaitez réaliser une captation en
stéréo) :
https://www.thomann.de/fr/rode_nt_5_s.htm
-
Un ou deux câbles XLR (qui seront reliés au micro)
:
https://www.thomann.de/fr/pro_snake_tpm_10.htm
-
Une interface USB (avec au moins 2 entrées micro ou ligne +
alimentation fantôme 48 V) qui sera reliée à votre ordinateur
:
https://www.thomann.de/fr/miditech_audiolink_iii_354405.htm
https://www.thomann.de/fr/behringer_u_phoria_umc202hd.htm
Quelques ouvrages autour de l'improvisation
AMIOT, Thierry, Initiation à l'improvisation, Paris, International Music Diffusion, Arpèges, 2003, 44 p.
CLERMONT, Jean-Robert, Harmonie et improvisation jazz, Paris, Beuscher, Arpèges, 1998, 120 p.
COPPEY, Joseph, Improviser au piano, Courbevoie, Le Grand Som, 1992, 6 fasc.
DERECK, Sébastien, Le son du jazz. Eléments de maîtrise de l'harmonie et de l'improvisation, s.l., Editions musicales françaises, 2001, 198 p.
DUPRE, Marcel, Cours complet d'improvisation à l'orgue, Paris, Leduc, 1937, 60 p.
GOYONE Daniel, Le langage de l'improvisation, théorie et pratique, Fontenay-sous-Bois, Behar, 1993, 165 p.
HAKIM Naji, Guide pratique d'improvisation, Londres, United Music Publishers Ltd, 2001, 123 p.
JOUBERT, Claude-Henri, Manuel de composition et d'improvisation musicale. 100 recettes faciles […], Bourg-la-Reine, Zurfluh, 2003, 145 p.
JUTTEN, Odile, L'enseignement de l'improvisation à la classe d'orgue du Conservatoire de Paris, 1819-1986, d'après la thématique de concours et d'examen, Thèse, Paris IV, 1999 ; Lille, ANRT, 1999, 2 vol.
LIEBMAN, David, Improvisations : concepts et technique. Transcriptions et commentaires, Paris, Lemoine, 1995, 124 p. [jazz].
RAMIREZ, Didier-Vincent, Comment apprendre vite sans peine l'improvisation, Thonon-les-Bains, Académie de Musique Didier-Vincent Ramirez, 1992, 197 p.
RICKER, Ramon, Nouvelles conceptions d'improvisation linéaire. Méthode pratique pour tous les instruments, Miami (FL), Studio 224, 1977, 82 p.
SOLAL, Martial, Méthode d'improvisation, Paris, Salabert, 1998, 144 p.
SWALLOW,
Steve, Improvisations :
concepts et techniques,
Paris, Lemoine, 1995, 64 p.